Dans le cadre d’une journée de formation organisée à
l’initiative de l’Association des Communes forestières de l’Isère et des Communes Forestières de Rhône-Alpes, une vingtaine d’élus de tout le département se sont réunis jeudi 9 avril pour une
visite d’une des plus importantes scieries de Rhône-Alpes : la scierie Eymard.
Fondée en 1899, cette entreprise familiale basée à Veurey-Voroize se fournit essentiellement dans les massifs
Isérois. Sa production annuelle atteint les 35.000 m³ de sciage et tout récemment l’entreprise a beaucoup investi sur la seconde transformation et s’est notamment équipée de gros séchoirs ainsi
que d’un centre d’usinage de charpente à commande numérique.
Les élus, guidés par Stéphane Eymard, Directeur général de la scierie, ont pu observer et comprendre le
parcours d’une grume lors de sa première transformation. La scierie très moderne est notamment équipée d’un cubeur certifié permettant de dimensionner les grumes, de deux scies (une unité canter
permettant de fraiser les bois et une scie à ruban permettant de scier les plus gros bois), d’une chaîne de triage permettant de classer les bois par longueurs, sections et qualités, d’un centre
d’usinage et de deux unités de séchage.
La visite s’est poursuivie par une formation en salle permettant de rappeler aux élus Isérois les différents modes de ventes de bois en forêt publique et d’apprécier le jugement des scieurs quant à ces derniers. Par ailleurs, le Syndicat des Exploitants Forestiers et Scieurs de l’Isère représenté par son co-président Frédéric Blanc, avait souhaité faire part de certaines doléances aux élus représenté par Guy Charron, Président de l’Association des Communes Forestières de l’Isère, ainsi qu’à l’Office National des Forêts représenté par son directeur d’agence, Yves Brugière.
En effet les scieurs confrontés à la crise mondiale subissent une baisse du prix des matières premières ainsi qu’une chute d’activité de l’ordre de - 30% selon les cas. C’est la raison pour laquelle ils demandent une solidarité des communes forestières à l’occasion des prochaines ventes de bois début juin afin qu’elles baissent leurs prix de vente de bois et qu’elles ne fassent pas de la rétention.
Guy Charron, Président des communes forestières s’est dit prêt à exprimer une solidarité vis-à-vis des scieurs tout en veillant à ce que les communes gardent un avantage à vendre leurs bois. Le Comité régional des ventes de bois qui se tiendra prochainement sera l’occasion de négocier les prix entre les différents acteurs. Ces prix n’étant qu’indicatif, chaque Conseil municipal fixera ensuite comme bon lui semble les prix de ses bois.
De leurs côtés les scieurs se sont engagés à fournir pour le prochain Comité des ventes de bois, une enquête permettant de connaître la baisse de leur activité.

visites de
chantiers du service Restauration en Terrains de Montagne (RTM). Le service RTM a pu présenter son travail auprès des communes du Périer et de Chantelouve afin d’évacuer et de canaliser
plus efficacement les débits liquides et solides en provenance de la montagne et ainsi limiter les risques d'inondations.
s Politiques Publiques (RGPP) touchant de plein fouet l’ONF. Sur ce point la FNCOFOR maintient son attachement au Régime forestier inscrit dans le contrat
Etat/ONF et prend acte de ce que le rôle fondamental de l’ONF en matière de gestion des forêts des collectivités soit maintenu à travers le versement compensateur, qui assure l’équilibre des
charges de gestion des forêts des collectivités. Par ailleurs la FNCOFOR demande que l’évolution de l’organisation de l’ONF et de son réseau d’agents de terrain soit réfléchie ensemble, ONF et
communes forestières, avec la volonté partagée de ne pas amoindrir la qualité du service assuré par l’office aux collectivités. M. Pierre-Olivier Drege (Directeur général de l’ONF) également
présent lors de cette Assemblée générale a précisé que la RGPP ne touchait pas au Régime forestier ni au versement compensateur. Il a ajouté que cette réforme représentait pour l’ONF une charge
imprévue qui va nécessiter un certain nombre d’adaptation et un soutien exigeant des communes forestières. Le vote de la réorganisation de l’ONF aura lieu le 13 novembre.